Le Roi Serpent Sacré
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Figure Gan au python royal

450,00 €
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Spécifications

  • OBJET : Figure féminine assise avec python royal.
  • PEUPLE : Attribué au groupe ethnique Gan (Ghan).
  • RÉGION : Région de Loropéni / Gaoua.
  • PAYS : Burkina Faso.
  • PÉRIODE ESTIMÉE : Milieu du XXe siècle (Vers 1950–1960).
  • MATÉRIAUX : Alliage de bronze / laiton (fonte à la cire perdue).
  • DIMENSIONS : Hauteur : 20 cm · Largeur : 5,7 cm · Profondeur : 6 cm.
  • POIDS: 767 gr.
  • SAVOIR-FAIRE : Fonte traditionnelle et authentique à la cire perdue d'Afrique de l'Ouest.
  • STYLE : Art rituel royal traditionnel Gan.
  • ÉTAT : Superbe état ethnographique de qualité muséale, marques d'oxydation naturelle, restes de libations et usure d'usage liées à sa fonction sacrée,  (voir rapport d'état).
  • PROVENANCE : Acquis par la Galerie Shyu sur le marché de l'art européen, 2026.

« Une présence de cour silencieuse — une figure féminine assise sur son tabouret, le python royal enroulé sur ses genoux. »

Description

Cette exceptionnelle statuette en bronze fondue à la cire perdue représente une effigie rituelle rare et hautement de collection du peuple Gan du Burkina Faso. Le personnage dépeint un ancêtre royal ou un monarque semi-divin assis sur un trône cérémoniel, tenant un serpent enroulé — symbole ultime de protection, de continuité dynastique et de puissance spirituelle au sein du cadre cosmologique Gan. La couronne ou coiffe incisée en forme d'éventail signifie l'appartenance à l'élite dirigeante et l'autorité spirituelle.

Dans la culture Gan, les forgerons étaient des artisans sacrés qui coulaient ces figures selon des protocoles spirituels stricts. Ces objets n'étaient pas purement décoratifs ; ils fonctionnaient comme des vecteurs actifs pour les cultes protecteurs (Asie) et étaient placés sur des autels royaux ou des sanctuaires afin d'apaiser les esprits des ancêtres et de prémunir le royaume contre le malheur. Le serpent représente l'esprit mythique du python, une divinité gardienne fondatrice. Cette pièce offre un aperçu intime d'un lignage sacré d'Afrique de l'Ouest vieux de plusieurs siècles, ce qui en fait une acquisition majeure pour les connaisseurs avertis de l'art du métal africain.

Peuple, Région

La statuette appartient au corpus de petites figurines de cour en laiton fondu attribuées au peuple Gan (également écrit Kaan ou Gain), une population restreinte concentrée dans la région de Loropéni et Gaoua, dans le sud-ouest du Burkina Faso, à la frontière avec la Côte d'Ivoire et le Ghana. Les Gan partagent ce paysage culturel avec les peuples Lobi, Birifor et Dagara, et leur production de laiton est assurée par des familles héréditaires de forgerons-fondeurs dont le travail sert depuis longtemps les petites chefferies Gan.

L'attribution repose sur une convergence de marqueurs diagnostiques : la haute coiffe à crête du canon royal Gan, la composition assise sur un tabouret avec un espace vide visible sous l'assise, la présence du serpent comme attribut de l'autorité du chef, et la surface granulaire caractéristique de la cire perdue.

Iconographie — Le Python Royal

Le serpent qui s'élève des genoux du personnage est l'élément iconographique central. Dans les traditions Gan et les cultures voltaïques voisines, le python est un attribut royal, associé à la protection ancestrale de la lignée du chef, à la continuité du lignage et à la présence d'esprits tutélaires dans et autour de la concession royale. Il ne s'agit ni d'un motif décoratif ni d'une créature imaginaire : il désigne le sujet comme une personne d'autorité dont l'être est gardé par le python, et dont le pouvoir s'exprime à travers lui.

Interprétés ensemble, la coiffe à crête, la posture assise sur le tabouret et la présence du python identifient très probablement la statuette comme une figure de cour ou d'ancêtre — une mère du chef, une femme de haut rang de la concession royale, ou une figure ancestrale commémorative appartenant à un ensemble d'autel familial. L'identification spécifique ne peut être établie avec certitude sans preuves de provenance reliant l'objet à sa concession d'origine ; seule la typologie peut être affirmée avec rigueur.

Fonction, Rituel et Cérémonie

Dans le contexte culturel Gan, les petites figures en laiton fondu de cette échelle relèvent d'un registre domestique et lignager plutôt que des mascarades publiques ou des grands sanctuaires. Elles sont conservées au sein de la concession familiale, sur les autels ancestraux ou dans le sanctuaire personnel d'un dignitaire de la maison. Lors de leur utilisation, elles peuvent recevoir des libations occasionnelles — bière, vin de palme, huile — et leur présence commémore et canalise l'action tutélaire du personnage qu'elles représentent.

La statuette est donc plus précisément décrite comme appartenant à un registre rituel et commémoratif : un objet de vénération au sein du sanctuaire familial, et non un accessoire de scène pour une célébration publique. En l'absence d'une provenance confirmée vers une concession spécifique, la fonction rituelle est décrite ici de manière typologique — c'est-à-dire comme appartenant à la catégorie d'objets ayant servi à cet usage —, plutôt que comme prouvée pour cette pièce précise.

Rapport d'état

La statuette est complète et structurellement saine. Elle tient debout sur sa propre base sans aucun support. Les quatre pieds et la plaque de base sont intacts, et il n'y a aucune trace de restauration, de soudure ou de comblement. La surface à la cire perdue est parfaitement préservée, la texture granulaire de la fonte étant visible partout, sans aucun signe de nettoyage agressif ou de repatinage chimique.

La patine est un laiton doré chaleureux et nuancé, plus sombre dans les creux de la coiffe, les aisselles et le dessous du tabouret, où l'oxydation s'est accumulée naturellement avec le temps. De petites lacunes de surface et des porosités de fonte, inhérentes à la technique de la cire perdue, sont visibles sur la base et le long des jointures. Poids : 767 g, une densité conforme à la fonte traditionnelle Gan pleine ou quasi-pleine, loin des productions d'atelier à parois minces.

Pourquoi l'acquérir

C'est une œuvre d'une présence considérable pour sa taille. La verticalité de la coiffe à crête, la stylisation franche du corps assis et le parti pris de composition du serpent s'élevant des genoux se combinent pour produire une sculpture à la fois parfaitement lisible sur le plan ethnographique et esthétiquement affirmée. Elle se lit magnifiquement sous tous les angles : la face, le profil et le revers offrent chacun une idée de composition distincte. En tant que pièce d'exposition, elle trouve pleinement sa place dans une vitrine aux côtés d'œuvres plus grandes ; en tant que témoin de la tradition du laiton d'Afrique de l'Ouest, elle s'inscrit pleinement dans le corpus Gan.

Pour le collectionneur, cette pièce offre :

  • Une attribution solide, soutenue par des marqueurs iconographiques convergents.
  • Un poids et un profil de fonte sérieux qui excluent les productions décoratives à parois minces.
  • Une composition autonome, sans aucun élément manquant.
  Garanties sécurité

Paiement SSL 256-bit & 3D-Secure via passerelles sûres. Aucun stockage de carte.

  Politique de livraison

Expédition premium, soigneusement emballée et suivie pour chaque commande.

  Politique de retour

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Fiche technique

Provenance
Burkina Faso (v. 1950–1960)
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